« Ces femmes qui regrettent d’être mère »

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Cette semaine, j’avais un RDV chez le médecin, rien de bien grave mais on sait comment c’est, je m’apprête donc à passer un certain temps dans une salle d’attente avec à disposition de vieux  titres de la presse people. Bon déjà, la presse people, c’est pas mon truc et si en plus, le magazine est à peine moins âgé que moi , là c’est NON! J’ai donc anticipé, je suis passé acheter un magazine. Chez le libraire, mon attention est attirée par Biba, « stop à la pression » et « ces femmes qui regrettent d’être mères » en couverture… Forcément ça m’intéresse.

Oui, je sais, on est toutes différentes et c’est très mal de juger, mais là quand même, ça m’interpelle, je n’arrive pas à comprendre, donc OK, je vais lire cela .

Alors sache déjà que c’est tendance et que c’est sensé nous énerver, moi je trouve ça juste inimaginable,que ça puisse exister OK mais être tendance…

« Salut, moi c’est A, mon rêve dans la vie, faire comme les copines et regretter une, voire la plus importante décision de ma vie… D’ailleurs, je ne veux pas d’enfant mais je vais en faire un juste pour pouvoir le regretter! »

Si à toi aussi, ça te semble totalement con, tape 1.

Alors, on y apprend que les sociologues se sont penchés sur la question, suite à la publication de quelques livres de femmes qui regrettent d’être devenues mère. La conclusion de ces études :

ce n’est pas qu’elles n’aiment pas leurs enfants, mais plutôt que le stress du rôle de mère est trop fort et serait, en fait,plus une source d’angoisse que de bonheur.

La journaliste  arrive à une conclusion assez logique que c’est surtout le rôle de la mère parfaite et heureuse qui est remise en question. Après, ça commence à devenir plus discutable, en gros, elle explique que dans notre société, on choisit d’avoir un enfant, donc après on a pas le droit de se plaindre, d’autant plus que dans l’imaginaire collectif, la famille est une source de bonheur. Elle nous explique aussi que la famille est le lieu ou la femme et donc la féminité doit s’épanouir. Ouais, j’ai envie de dire que si c’était tellement évident et tellement la norme, le nombre de divorce serait bien plus bas. Perso, je ne suis pas sure qu’il y ait beaucoup de monde qui croit que dans la vraie vie, c’est tous les jours, le petit déj’ de la famille Ricorée.

Une fois, le constat posé, la journaliste y va de son analyse: Pourquoi a-t-on cru qu’être mère était un aboutissement et une source de bonheur à l’état pur? Selon la journaliste,  les femmes sont maintenues dans leur rôle de mères, même quand il s’agit de travail, ainsi on parle de mumpreneurs et de nombreux blogs de femmes parlent uniquement d’enfants.

Alors là, mes cheveux se sont dressés, ben oui évidemment, le problème ce sont les femmes qui se revendiques mumpreneurs et/ou qui tiennent un blog famille/maternité… Et la boulimie  s’explique par le fait que les blogs culinaires parlent quasi exclusivement de nourritures…

Quand j’ai lu cet article pour la première fois, ça m’a énervé, et maintenant que je pose tout ça sur le papier enfin sur l’écran de mon petit ordinateur, je me rends compte qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat, c’est finalement un titre très tapageur pour pas grand chose et une conclusion sans intérêt:

Ne regrettons pas-il est absurde de regretter quelque chose qu’on ne connaît pas (= quid du regret de ne pas avoir eu d’enfants?) -les enfants sont une source d’épanouissement parmi plein d’autres..

Déjà, je pense que si tu regrettes, ben même après avoir lu ça, tu regretteras toujours autant et sinon  tu ne te diras pas tiens tiens si je décidais aujourd’hui de regretter d’être mère…

Au final, cet article passe, selon moi,totalement à côté de son sujet et je n’en sais toujours pas plus sur ces mères qui regrettent de l’être sauf peut -être que si on creuse, elles ne regrettent pas vraiment leur maternité mais le contexte dans lequel elles doivent la vivre et donc leur manière de la vivre? Et dans ce cas, Les responsables (coupables?), ne sont pas les femmes qui se revendiquent mumpreneurs, et qui font face à une réalité mais les responsables politiques, patrons… qui sont à l’origine de cette réalité.  Peut-être que si la société faisait moins l’autruche sur la manière dont les femmes sont traités, notamment dans le monde de l’entreprise et si on cherchait à prendre exemple sur des pays où ce « phénomène » n’en est surement pas un, ça irait mieux. Une première étape, serait de  mettre en oeuvre les règles et les lois déjà existantes…

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